Lettre à moi

Chère moi,

Aujourd’hui, j’ai 27 ans ! 27 ans ! Je m’approche doucement de la trentaine, et  j’ai donc décidé de m’écrire cette lettre, pour me célébrer euuuh pour dresser un bilan de ce qu’a été ma vie jusque-là.

Il y a 27 ans, je suis née à Paris. Mon enfance s’est déroulée sans souci majeur, tranquillement.

J’ai fait mes études sans vraiment être passionnée par la voie que j’avais empruntée : BTS commerce international, Licence Marketing et Master Management des entreprises. Et puis, j’ai décroché mon premier CDI (où je suis toujours) en tant que chef de projet dans le web. Job trouvé un peu par hasard, qui m’a d’abord donné l’illusion d’une belle carrière – illusion vite déchue, car être une femme, dans le monde du travail, c’est pas l’idéal, et être une maman….ben c’est encore pire – et qui m’a donc vite ramené à la dure réalité de la vie.

Alors, c’est toujours sans passion que je suis assise à ce bureau, chaque jour, tantôt comptant les heures qui me séparent des retrouvailles avec mon bébé, tantôt m’énervant sur les remarques sexistes que j’entends fuser çà et là.

Le problème, chère moi, c’est que je suis une passionnée et tu le sais mieux que personne : dans ma vie, pour me booster, je dois prendre plaisir dans mes activités. Sinon, je m’ennuie, et quand je m’ennuie…. C’est chiant, chiant, chiant !
Alors, cet emploi où je fais le travail des autres mais où l’on ne m’en gratifie pas, ce poste où je me fais parfois voler mes idées pour une guerre de pouvoir menée sans moi, et bien ce poste m’a amené à me poser multitudes de questions sur mes envies, mes aspirations, tout ça quoi !

Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai ouvert ce blog. J’avais besoin de reprendre le contrôle de mes passions, que j’avais mises de côté bien trop longtemps. J’adore écrire, je ne me sers pas de ma plume comme je le souhaiterais au travail, pas grave, j’ai maintenant ce blog où je peux partager avec mes lecteurs mes peines, mes joies, mes rêves ou encore mes humeurs. La reconnaissance, c’est ici que je la trouve, lorsque l’on commente mon article, que l’on me complimente sur une lettre, que l’on rigole sur une autre, que je suis publiée sur un site extérieur…

Alors, je suis moins amère au travail. J’ai appris à me taire, et à penser à mon blog, à tous les sujets qui dansent dans ma tête et qui n’attendent qu’à être écrits.
Et puis… je me suis prise à rêver de nouveau. Qui sait, peut-être un jour mes lettres ouvertes seront-elles publiées ? Peut-être travaillerai-je pour un magazine, avec enfin un travail effectué avec passion ?
Bon, on n’en est pas là, mais je devais l’évoquer, car professionnellement, c’est cela mon rêve.

Dieu merci, il n’y a pas que le travail dans la vie, et sur un plan plus privé, je suis totalement accomplie. J’ai un mari formidable, que j’aime à la folie. Et puis…j’ai mon fils, mon sang, ma chair. Bientôt un an que j’ai découvert ce que réellement voulait dire le mot bonheur. On passe tous par des hauts et des bas dans sa vie. Et lorsqu’un bas apparaît, avec un enfant, on relativise tellement. Qu’est-ce qu’une petite déception à côté de l’amour partagé avec son enfant ? Qu’est-ce qu’une dispute avec un proche à côté du regard plein de tendresse de son fils ? Qu’est-ce qu’une mauvaise remarque au travail face à une relation fusionnelle avec son bébé ? Plus rien n’a d’importance désormais, ma passion, je l’ai trouvée.

Alors, oui, je rêve de choses et d’autres, oui, j’aspire à la passion dans chacune de mes actions, mais LA passion, je l’ai…dans mon cœur, dans ma vie.

Il y a encore un an, si j’avais dû réfléchir à ce que j’avais accompli dans ma vie, je pense que j’aurais été incapable d’énumérer quoique ce soit. Qu’est-ce que j’avais fait du haut de mes 26 ans ? A part avoir trouvé mon mari (ce qui était déjà pas mal hein)… rien de rien. Walou. Nada. Que dalle !
Maintenant, la donne est différente. Qu’ai-je accompli ? Moi, femme si imparfaite, j’ai créé ce qui à mes yeux amoureux représente ce qu’il y a de plus parfait : mon fils.
Je l’ai porté 8 mois dans mes entrailles, je lui ai donné et lui donne toujours le sein partageant avec lui cette relation lactée si incroyable, et je lui donne de l’amour, de l’amour et encore de l’amour. D’ailleurs, je lui donnerai de l’amour jusqu’à mon dernier souffle car il est ce que j’ai de plus cher à mon cœur.

Je voulais aussi, chère moi, à travers cette lettre, remercier Dieu. Le remercier de m’avoir créée, et de me permettre chaque jour, de goûter au bonheur de l’amour maternel et conjugal. Je voulais aussi lui dire merci de me permettre de souffrir, pour apprécier d’avantage le bonheur.

En 27 ans de vie sur Terre, j’ai appris que la tristesse flirtait malicieusement avec la joie, l’une n’étant jamais très loin de l’autre, mais qu’il fallait apprendre à l’accepter et à relativiser, car elle nous aidait à grandir.

Tu sais, chère moi, lorsque l’on me demande mon âge, on me dit avec amusement « alors on se rapproche des 30 ans ?! ». Oui, et c’est une joie pour moi de me sentir vivre, de me sentir jeune, de me sentir pleine de projets. Je vois mes 27 années comme un chemin que j’ai déjà parcouru, semé d’embuches mais avec de magnifiques paysages et surtout, comme une route qu’il me reste à parcourir, en empruntant le meilleur itinéraire possible pour voir de plus beaux paysages encore !

Chère moi, je crois que cette lettre est celle de la maturité. J’aimerais que tous ceux qui me lisent fassent aussi un point sur leurs vies, que ceux qui se sentent tristes fassent le bilan de tout ce qu’il y a de positif autour d’eux, et que, s’ils ne trouvent rien, ils puissent se rendre compte qu’il ne tient qu’à eux d’aller à la recherche du bonheur, à la recherche de la passion !

Car le bonheur en fait ne réside que dans son rapport à l’autre : à ses enfants, à son mari, à sa famille, à ses amis, mais aussi à l’inconnu. Aimer son prochain, aider l’autre… telles sont les clefs de l’allégresse, permettant de toujours voir l’avenir avec optimisme. Partager un peu de son pain avec plus pauvre que soi comblera les âmes perdues ou seules. Faire un pas vers l’autre, pour que 10 pas de joie soient marchés dans la foulée.

Pour finir, chère moi, je me souhaite un joyeux anniversaire. Je me souhaite de belles années de bonheur, entourée des miens, je me souhaite aussi beaucoup de bébés, et je me souhaite enfin de me tourner encore d’avantage vers les autres, de les aider du mieux que je peux, pour que eux aussi goûtent à la paix intérieure à laquelle nous aspirons tous.

Bisous de moi à moi 🙂
Ou bisous à moi de moi, c’est selon…
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